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récentes - Action paillotes - Décret
des concessions de plage - Bilan des actions 2005-2007
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récentes contre l'aménagement de la RD59
*Nous
participons depuis octobre 2008 au groupe de projet, missionné
par le Conseil Général et orchestré
par le Conservatoire du littoral,
afin de proposer des pistes pour la suite des aménagements (phase
2 et 3) du Lido du Petit et Grand Travers.
*Marie
Azzaroni du Réseau
Hippocampe (association contre le projet d'aménagement du
Lido de Sète à Marseillan) nous a proposé de nous
assoccier à une lettre aux medias, cette fois-ci nationaux, dénonçant
la facon dont sont traités les projets d'aménagement du
littoral dans le département. Nos
combats sont en effet similaires même si, dans le cas du Lido
de Sète, les problemes et les solutions proposées sont
différents. Mais dans ce projet comme dans le notre, on se sert
de l'argent de l'Europe et du contribuable français pour soit
disant faire des actions de protection de l'environnement, alors qu'en
fait il s'agit avant tout de faire de grands travaux inutiles (comme
de déplacer à grand frais le rond point du Mas du Petit
Travers d'au moins 50 m, d'installer des bords de route et une piste
cyclable sur une route qui est soit-disant vouée à disparaitre...)
mais qui font tourner les entreprises locales et vont bénéficier
ensuite à des intérêts privés, au détriment
des usagers et de la plage libre et gratuite !!!
*Nous
avons envoyé une lettre
ouverte à tous les candidats aux élections municipales
et cantonales de 2008 dont la circonscription est, de près ou
de loin, impliquée dans l'aménagement des Petit et Grand
Travers.
*La
rencontre avec Josiane Larguier, chargée de mission à
l'aménagement du territoire et à l'environnement du CG34
a eu lieu le 30 janvier 2008. Nous
lui avons demandé tout particulièrement la marge de manoeuvre
restant possible, dans le cadre d'une "vraie" concertation,
s'il s'agit de repenser le projet ou seulement de l'entériner
en concertant les associations sur la couleur des toilettes ?! La réponse
est venue de Frédéric Bourguier pour qui la 1ère
phase du projet est "cellée dans le marbre" (comprenez
elle est entérinée, donc plus discutable ni concertable
!). Les phases 2 et 3 du projet vont par contre bientôt être
soumises à concertation mais aux vues de la façon dont
a été entérinée la 1ère, nous n'attendons
plus grand chose de la concertation pour les deux autres phases...
*Nous
avons déposé un recours
au Tribunal Administratif contre l'arrêté préfectoral
n°2007-I-374 du 1er mars 2007 (DUP) autorisant les travaux d'aménagement
de la RD59.
*Comme
nous y avions été invités, nous sommes allés
le 8 mars 2007
à la rencontre avec le Comité de pilotage du projet
d'aménagement du Lido de Carnon à la Grande Motte, organisée
par le Conseil Général.
Comme nous le craignions, il s'agissait bien d'une mascarade de concertation
avec les associations (voir le compte-rendu
de la réunion), alors que dans le même temps le Préfet
rendait la DUP, afin que le CG34 (maître d'ouvrage du projet)
puisse planifier les travaux et le rechargement en sable de la plage
en 2008 et 2009.
*Contribution
de "Sauvons La Plage Libre !" à l'enquête publique
sur le projet d'aménagement du Lido entre Carnon et la Grande-Motte
(voir
le dossier).
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Bilan des actions 2006-2007 !
Voici un
bref bilan des actions que nous avons menées depuis la création
du collectif "Sauvons La Plage Libre !" fin juin 2005, transformé
en association en août 2005. Suite à l'annonce dans La
Gazette du projet d'aménagement du Lido des Petit et Grand
Travers, nous avons lancé une pétition "papier"
et "électronique" contre ce projet mais aussi contre
la prolifération des restaurants et plages privées sur
ce même Lido. Nous avons été très actifs
les étés 2005 et 2006 pour faire signer cette pétition,
à l'ombre du parasol jaune ou en arpentant la plage, en distribuant
des tracts, et aussi aidés très efficacement par les propriétaires
des camions snack, en particulier ceux du Vieux Tacot. Cette pétition,
toujours active sur internet, a recueilli plus de 7000 signatures, essentiellement
de personnes de la région, mais aussi de touristes de toute la
France et du monde entier. De nombreux internautes nous ont fait parvenir
leurs réactions
et suggestions, contribuant ainsi à un véritable débat
public pour ou contre l'accès libre et gratuit au littoral languedocien.
Tous ces commentaires sont consultables en ligne sur notre site internet,
qui a reçu plus de 6000 visiteurs, dont plus de 4000 ont signé
la pétition. Sur ce site, nous avons aussi rassemblé toutes
les informations concernant les projets d'aménagement du littoral
de la région, et en particulier tous les articles parus dans
la presse. Notre action
a en effet été très vite relayée par les
médias locaux, mais aussi nationaux, ce qui a, sans aucun doute,
contribué à nous faire connaître, puis reconnaître
comme interlocuteur représentant les usagers de cette plage.
Nous avons d'autre part envoyé de nombreuses lettres à
de nombreux élus et responsables du projet en leur demandant
une entrevue, afin de leur présenter nos arguments. Ces lettres
ne sont pas toutes restées sans réponse et lorsque nous
avons obtenu un entretien, nous avons toujours été bien
reçus.
Voici
la liste des personnes que nous avons rencontrées de manière
officielle :
Ø
14 novembre 2005 : M. Bernard POMEL,
Préfet "émérite", Directeur de la Mission
Littoral, en charge de tous les projets de réaménagement
du littoral entre le Rhône et la frontière espagnole,
Ø
15 novembre 2005 : M. Jean-Claude ARMAND,
Délégué régional du Conservatoire du Littoral
(protection du littoral contre le bétonnage par achat des lieux
sensibles),
Ø
17 novembre 2005 : M. Frédéric
BORT, Directeur de cabinet de M. FRECHE, Président de
la Communauté d'Agglomération de Montpellier,
Ø
22 novembre 2005 : M. Louis CALMELS,
Vice-Président du Conseil Général de l’Hérault,
délégué à l’environnement, en charge
aussi du dossier d'aménagement des Lidos de Carnon et de Sète-Marseillan,
Ø
7 décembre 2005 : M. Claude BOSOM,
Chef de cabinet de Mme MANDROUX, Maire de Montpellier,
Ø
19 janvier 2006 : M. Christian ASSAF,
Directeur de cabinet de M. FRECHE, Président de la Région
Languedoc-Roussillon,
Ø
24 avril 2006 : M. Jean-Pierre GRAND,
Maire de Castelnau le Lez, Député UMP,
Ø
23 mai 2006 : M. Adrien SIVIEUDE, 1er
adjoint au Maire de Pérols, chargé de l’environnement.
Nous avons
aussi rencontré de manière informelle plusieurs élus
soutenant notre action, en particulier Mme Zina BOURGUET
(Les Verts) et Mme Dominique CERRUTI (UMP), toutes
deux Conseillères municipales à Mauguio-Carnon, ainsi
que M. Philippe SAUREL, Conseiller municipal à
Montpellier et Conseiller Général de l'Hérault.
Nous
avons par ailleurs établi des liens avec d'autres associations
de défense du littoral de la région :
- Association Grande Motte Environnement (AGME34),
- CAPNUBAM (Collectif d'Associations de Protection
de la Nature et des Usagers de la Baie d'Aigues-Mortes),
- Réseau Hippocampe, association
qui remet en cause le projet d'aménagement du Lido de Sète
à Marseillan avec qui nous avons envoyé conjointement
la lettre ouverte aux Conseillers
Généraux et aux commissaires enquêteurs.
Enfin, nous
avons été très actifs lors de la concertation
publique sur le projet d'aménagement, qui s'est tenue l'hiver
2005-2006. Plusieurs centaines de personnes ont assisté aux deux
réunions publiques qui ont eu lieu à Carnon et à
La Grande Motte en janvier 2006 et au cours desquelles nous sommes intervenus
pour exposer nos arguments contre le projet. Nous avons aussi rempli
en mairie les registres des expositions décrivant le projet,
et enfin nous avons participé à une dernière réunion
de concertation publique avec les associations en mars 2006 à
la Grande Motte. Afin
de mobiliser l'opinion publique en cette période hivernale, nous
avons par ailleurs organisé plusieurs manifestations (galette
des rois sur la plage, distribution de tracts au Marché de Mauguio,
envoi de courriels, communiqués dans la presse…).
Tous ces
efforts n'ont pas été vains puisque nous avons réussi
à alerter l'opinion publique, ouvrir un débat sur l'aménagement
du littoral et, finalement, obtenir une garantie, certes précaire,
sur la gratuité du parking du Petit Travers.
Mais
si nous avons gagné la première manche, il ne faut pas
croire que nous avons gagné la partie.
La
gratuité des parkings est loin d'être acquise au-delà
de l'horizon 2010, le devenir de la route reste incertain, les paillotes
continuent de proliférer. Nous devons donc continuer nos actions
pour défendre l'accès libre et gratuit à nos plages.
Comment devons nous maintenant envisager l'avenir de l'association ?
Devons-nous
organiser des actions avec d'autres associations pour sensibiliser les
usagers de la plage au respect des dunes, à ne pas jeter leurs
mégots dans le sable, à ne pas se garer de manière
dangereuse le long des accés ? Que faire pour endiguer l'épidémie
de paillotes et plages privées qui se propagent sur nos plages
? Comment
faire respecter les droits des usagers de la plage publique ?
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Lettre
ouverte à tous les Conseillers Généraux de
l'Hérault !
Malgré
la forte opposition exprimée lors des réunions publiques
sur le projet d'aménagement du Lido des Petit et Grand Travers
(voir le bilan de ces réunions),
il est à craindre que les collectivités impliquées
continuent le projet. Nous avons toutefois déjà gagné
un an. La phase 1 interdisant le stationnement côté mer,
qui devait être mise en place dès 2006 n'a pas vu le
jour avant l'été 2009 ! Le Président du Conseil
Général de l'Hérault, Mr Vézinhet, semblait
en effet très attaché à faire passer son projet
"au risque d'être impopulaire", comme en ont témoigné
les nombreuses lettres qu'il a adressé aux héraultais.
Avec la présidente de l'association Réseau
Hippocampe (qui mène un combat similaire pour la défense
de l'accès au Lido de Sète à Marseilhan), nous
avons envoyé une lettre
ouverte à chacun des Conseillers Généraux
du département de l'Hérault, afin de les informer et
de demander un véritable débat de ce projet au Conseil
Général.
Bilan
des réunions publiques des 10 et 12 janvier 2006
!
Merci
a tous ceux d'entre vous qui ont participé aux réunions
publiques la semaine dernière. Vous pouvez lire le comptes-rendu
:
-
de la réunion publique qui s'est
tenue le 10 janvier 2006 à la mairie annexe de Carnon,
-
de la réunion publique qui
s'est tenue le 12 janvier 2006 à la Salle Haute-Plage
à la Grande Motte,
- de l'association Réseau Hippocampe,
écrit par Marie Azzaroni.
La
quasi totalite du public présent aux deux réunions
s'est exprimée contre le projet, ce qui ne semble malheureusement
pas ébranler ses acteurs. Pour
la suite, il ne faut pas relâcher la pression comme on
dit. La phase 1 du projet ne débuterait qu'en 2007 (on
a déjà gagné 1 an par rapport à
ce qui avait été annoncé), les responsables
espérant sans doute que d'ici là nous nous soyons
essoufflés. Mais c'est maintenant qu'il faut agir pour
tenter de faire reculer ce projet, c'est-à-dire d'obtenir
que ces messieurs revoient leur copie et proposent d'autres
solutions qui tiennent compte de tous les usagers de ces plages,
maintenant qu'ils sont au courant de ce qu'on pense de leur
projet.
Pour
cela, nous avons envoyé une lettre
ouverte à tous les Conseillers
Généraux du département de l'Hérault,
puisque son Président, André Vezhinet :
- incitait en ce début d'année les héraultais
à répondre à sa lettre ouverte, qui mentionnait
en première page, "au risque d'être impopulaire",
son intention de persévérer dans la poursuite
des projets d'aménagement du Lido de Carnon à
La Grande Motte et de Sète à Marseilhan (qui est
aussi proposé par le cabinet Urbanis et qui prévoit
aussi l'interdiction de stationner le long de la route et la
construction de parkings payants !) ;
- mais n'a bien évidemment pas pris la peine de répondre
à nos réponses !
Et
nous participerons le 27 Mars à 18h00 à l'Hôtel
du Département à la réunion publique du
Conseil Général de l'Hérault. Venez nombreux
y participer avec nous et faire entendre pourquoi nous sommes
contre ce projet. Car
rassurez-vous, il est encore possible de faire capoter ce projet
ou du moins de le faire modifier. Il faut donc absolument nous
mobiliser et être le plus nombreux possible à la
fin du mois à l'Hôtel du Département. Nous
avons besoin de vous tous. Car nous ne pouvons pas continuer
ce combat avec seulement quelques actifs, nous perdrions toute
crédibilité et motivation.
Compte-rendu de la réunion publique
du 10 janvier à Carnon
Etaient
présents :
M. Pradeille, Maire de Mauguio-Carnon et Conseiller Général
M. Pomel, Préfet, Directeur de la Mission Littoral
M. Calmels, Chargé
du projet au Conseil Général
M. Boutayre, représentant le Maire de La Grande Motte
M. Armand, Directeur du Conservatoire du Littoral en Languedoc-Roussillon
(L-R)
Mme Snavre, représentant du Cabinet URBANIS, auteur du rapport
sur le projet
Mme Declerck , M. Lucas et divers membres de SLPL
Public environ 250 personnes
1)
Présentation de l’étude par Mme Snavre comprenant
:
- la présentation du site, de la loi Littoral, du classement
des étangs, de la propriété foncière du
Conservatoire du Littoral (2/3 de la zone), du projet Natura 2000, de
l'intérêt faunistique, floristique, touristique, de la
fragilisation du site du à sa fréquentation humaine et
automobile, de l'érosion littorale (300 000 m3 de sable disparus
en 10 ans) ;
- la présentation du projet, et ses 3 phases de réalisation,
adopté par le CG34 et les municipalités à l’unanimité
(voir la Charte pour la protection
et l’aménagement durable du Lido du Petit et du Grand Travers).
2) M. Pomel insiste sur le fait que ce n’est pas le nombre d’usagers
qui pose problème mais l’inorganisation de la fréquentation
– manière de dire que le but du projet n’est pas
de restreindre l’accès au site.
M. Calmels précise que le Département est intéressé
par l’ensemble des sites menacés de l’Hérault
et non pas seulement par celui-ci ; qu’il s’agit de rendre
au site une bonne qualité environnementale et non d’en
interdire l’accès.
M. Boutayre quant à lui s‘engage sur la réalisation
de la première phase seulement - qui ne concerne quasiment pas la
Grande Motte.
Le
public présent réagit assez violemment et la confusion
est totale.
A
la justification technique du projet et à son ampleur on sent
un flottement dans l’argumentation car si le pouvoir s’engage
sur le rechargement en sable de la plage, il n’a pour l'instant
pas la solution technique pour le faire, ni le financement, alors qu’il
s’agit de la toute première phase des travaux programmée.
Au problème de l’accessibilité des lieux et du stationnement
des véhicules, on sent bien aussi que la question est loin d’être
résolue malgré l’assurance de façade des
acteurs du projet qui insistent lourdement sur le fait que les 2ème
et 3ème phases ne se feront (?) qu'après le bilan de la
1ère phase.
Au problème de la quantité de places de stationnement
sur le site, on en reste à 2200 alors qu'il en faudrait 4000.
Au
problème de la gratuité du stationnement et des coûts
d’accès au site, il est répondu une fois de plus
que l’entretien des lieux coûte cher et on renvoie le problème
à une future structure de gestion à laquelle participeraient
les associations.
A la validité de notre pétition M. Pomel réponds
que sa représentativité est factice, ce qui provoque un
tollé.
A la description des modes de transport alternatifs "doux",
chers à M. Calmels, hormis le vélo on attends toujours
la réponse.
Au sujet du coût total du projet, hors rechargement de la plage
en sable, il s’établit ainsi :
- 1ère phase 3,71 MM€, 2ème phase 5,2 MM€,
3ème phase 0,5 MM€.
- Financement : Etat 40%, Département 30%, Communes 20%,
FEDER 10%.
Mme Pébret,
au nom de l’AGME, est contre les aires de stationnement localisées
dans les terrains du Conservatoire du Littoral et affirme avoir trouvé
2200 places alternatives sur des terrains communaux. Il lui est répondu
que c’est le problème des communes et à elles
seules d’en décider.
Compte tenu de l’avancement actuel du projet sa mise en oeuvre
est repoussée d’un an - juillet 2007 – sauf la
rechargement de la plage en sable, élément essentiel
de la phase 1, qui devrait débuté cette année.
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Compte-rendu de la réunion publique
du 12 janvier à la Grande Motte
Etaient
présents :
M. Dunoyer, Maire de la Grande Motte
M. Pomel, Préfet, Directeur de la Mission Littoral
M. Calmels, Chargé du projet au Conseil Général
M. Bourrel, représentant le maire de Mauguio-Carnon
M. Armand, Directeur du Conservatoire du Littoral en Languedoc-Roussillon
(L-R)
Mme Snavre, représentant du Cabinet URBANIS, auteur du rapport
sur le projet
Mme Declerck , M. Lucas et divers membres de SLPL.
Public d'environ 250 personnes
1)
Présentation de l’étude par Mme Snavre (même
que celle donnée à la réunion publique du 10/01/2006
à Carnon, voir ci-dessus).
2) M. Pomel souhaite d'emblée « d’autres questions
et d’autres interlocuteurs » qu’à la réunion
de Carnon !
M. Dunoyer invite toutefois SLPL à venir en discuter avec lui.
M.
Armand précise que les terrains du Conservatoire du Littoral
(413 ha), bien qu’inaliénables peuvent être occupés
par des acteurs économiques sous conditions (ex. éleveurs,
agriculteurs, etc. qui représentent l'occupation de 20% des terrains
du Conservatoire du Littoral actuellement en L-R).
M. Dunoyer ne s’engage pas au-delà de la première
phase, la suite étant conditionnée aux résultats
déjà obtenus et à la concertation qui suivra. Il
précise que la structure de gestion ne sera mise en place qu’en
phase 3.
3) Aux remarques sur l’occupation privée des plages, il
est répondu que L-R a le taux d’occupation le plus faible
de France et que la loi autorise 30%.
A la remarque affirmant que le recul des parkings ne résoudra
pas la dégradation des dunes, il est répondu que c’est
le piétinement qui en est responsable et qu’on limitera
le nombre de passages transdunaires. A la remarque sur la responsabilité
des aménagements antérieurs sur l’érosion
du site (digue de l’Espiguette par ex.) il est répondu
qu’il faut faire avec (NDLR : autrement dit pas question
de mettre en cause qui que ce soit ni de démolir ce qui est inutile,
inesthétique et inefficace).
A
la question de l’utilisation des espaces situés entre la
voie rapide et les étangs comme aires de stationnement, il est
répondu que, d’une part, il est impossible de traverser
ensuite cette voie et que, d’autre part, cela allonge considérablement
la distance au Lido.
Le
public est réactif mais la discussion plus apaisée qu’à
Carnon.
Mme
Pébret, au nom de l’AGME, est contre les aires de stationnement
localisées sur les terrains du Conservatoire du Littoral et affirme
avoir trouvé 2200 places alternatives sur les terrains
communaux. Pas de commentaires. Elle regrette aussi que les associations
n’aient pas été invitées au comité
de pilotage du projet. Quelques personnes trouvent le projet bon sans
plus de précisions et l’attitude des autres négative
par principe.
Une personne dit que ce projet est partial et partiel, qu’il n’a
aucune dimension humaine et que la réponse de M. Pomel au sujet
de la validité de la pétition n’est pas fair-play.
Un certain nombre d’autres questions similaires à celles
posées à Carnon font l’objet de réponses
identiques et ne sont donc pas reprises ici.
Mme Declerck intervient pour rappeler la position de SLPL et dit, entre
autres, que la suppression de la route n’apporte rien (et gâche
tout), rappelle que les communes touristiques reçoivent une dotation
spéciale de l’Etat pour compenser les dépenses supplémentaires
liées à l’afflux de vacanciers, que les plages privées
rapportent beaucoup d’argent et qu’il n’y a donc pas
de surcoût d’entretien pour les communes et demande enfin
s’il y aura une enquête publique bientôt ? M. Pomel
répond qu'il n'y aura pas d'enquête publique pour la mise
en place de la première phase.
CONCLUSION
ET SENTIMENT SUR LA SUITE
Dans
l’ensemble le public s’est montré assez hostile au
projet tel quel mais sensible à la nécessité d’entreprendre
la protection des lieux. Il serait donc vraisemblablement plus favorable
à un projet respectant mieux le caractère régional
et social de son utilisation.
Si
la détermination des acteurs du projet semble assez grande pour
la phase 1 – sous réserve de trouver une solution pas trop
onéreuse pour recharger en sable - car elle est jouable sans
trop de risque, y compris électoral, il semble qu'il n'en soit
pas de même pour les phases 2 et 3. Il semble clair que la Grande
Motte ne jouera pas le jeu jusqu’au bout car ce projet ne lui
apportera rien, au contraire, mais elle ne peut pas ne pas adhérer
à un projet d’ensemble imposé par l’Etat.
Pour ce qui nous concerne il est évident que nous devons maintenir
la pression, mais en l’absence d’action publique concrète
des acteurs du projet pendant une longue période sans doute,
il reste à déterminer comment ?
LES
PLAGES EMPORTÉES PAR LA LOGIQUE DE GESTION
Aménagement
du Lido du Petit et du Grand Travers
Plus
de 500 personnes ont assisté aux deux réunions de concertation,
organisées le 10 janvier à Carnon et le 12 janvier à
la Grande Motte pour présenter le projet de réaménagement
du site, avec fermeture de la route, reconstitution de la dun et canalisation
du stationnement dans trois poches de parking. Le public a systématiquement
démonté l'argumentaire qui lui était présenté
et mis à nu une logique d’inspiration très libérale
censée aboutir à un modèle "novateur"
de gestion des plages.
Comme
le Lido du Grand et du Petit Travers, huit sites de la région
doivent faire l’objet d’opérations de lutte contre
l’érosion et bénéficieront à ce titre
de crédits spécifiques européens (FEDER) et de
l’État (DGIL). On pourrait s’en féliciter
si ces initiatives ne semblaient pas devoir s’accompagner de lourdes
contreparties. Il est en effet question d’appliquer aux plages
concernées des méthodes de gestion standardisées
des sites naturels, dont serait chargée à terme "une
structure" spécifique.
Certaines
associations pourraient être invitées à y participer.
Pour l’heure, celles-ci n’ont pas été consultées
et semblent avoir le plus grand mal à se faire entendre, que
ce soit "Sauvons La Plage Libre !" dont la pétition
a réuni plus de 5000 signatures et qui a reçu par Internet
des centaines de messages d’opposants au projet ou "Clape"
et "Grande Motte Environnement" qui, puisqu'il est question
de protéger les dunes, tentent en vain de s’opposer à
la transformation des terrains du Conservatoire du Littoral en aires
de stationnement.
Dès
la présentation, on voit bien qu’il y a quelque chose qui
cloche. Le cabinet Urbanis a beau se corriger constamment en précisant
qu’on ne peut pas parler de "surfréquentation"
dans le cas de ce Lido, on sent pourtant que toute la rhétorique
développée autour du projet a été construite
autour de ce concept pour conclure à l’impérieuse
nécessité de "maîtriser la fréquentation"
du site et d’en "organiser les usages" . Le milieu serait
"fragilisé par le piétinement, envahi par la voiture,
soumis à une pression insupportable, livré à des
dégradations, menacé par les incivilités et malmené
par une mauvaise gestion portant atteinte à son image".
Dans cette description, le public ne reconnaît pas sa plage "Je
ne comprends pas ce que vous dites, observe un intervenant, la fréquentation
de cette plage s'autorégule d’elle-même puisqu’elle
se remplit jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de
places pour se garer". Ils viennent ici depuis leur enfance, y
ont vécu leurs premiers fleurts, y amènent leur famille,
des enfants en bas âge, des personnes âgées. Pour
eux, les dunes ne sont pas plus menacées qu'il y trente ans,
au contraire puisque la végétation y repousse. Ils ne
perçoivent pas cette "pression" insupportable dont
on leur parle. Par contre, ils l’ont bien compris, avec ce projet,
pour eux, c’est fini. On va confisquer leur plage et avec elle
un "acquis social" et tout un symbole "de liberté
et d’égalité" disparaitront.
Pour
Mr le Préfet Pomel la gratuité est scandaleuse
Parkings gratuits ou payants ? C’est dit, ils seront payants.
Ce serait même "moral". Pour Mr le Préfet Pomel,
directeur de la Mission Littorale, l’affaire est entendue, la
gratuité est tout bonnement "scandaleuse" et "irresponsable"!
"Les municipalités offrent un service en autorisant les
véhicules à stationner le long de la route, il est normal
qu’elles le fassent payer". C’est le principe de l’usager
payeur qui accompagne depuis 15 ans toutes les privatisations. Le maire
de Carnon, soutenu par un murmure approbateur des dits contribuables,
fustige cette foule qui "profite de la plage sans rien rapporter
à la commune". Mais les faits sont têtus et l’argument
glissant comme le public n’aura de cesse de le démontrer
par ses nombreuses questions et interventions. Avec obstination, il
parviendra à démêler l’écheveau des
financements publics pour la gestion des plages - investissements très
largement financés par l’Europe, l’État, la
Région, le Département ; dotation spécifique de
l’État aux communes pour l’entretien des plages,
etc.
Les
arguments écologiques ne résistent pas mieux au feu serré
des critiques. Seule la phase 1 du projet prévoyant la suppression
du stationnement actuel et la création de parkings a été
approuvée par les différentes collectivités. Les
deux autres phases (reconstitution du cordon dunaire et déplacement
de la route) sont conditionnées au versement effectif des financements
prévus et à une approbation ultérieure des différents
partenaires. L’équation "lutte contre l’érosion
= parkings payants" heurte le bon sens de l'assistance. Nombreux
sont ceux qui rappellent que la digue de l’Espiguette prive les
plages du département d’un précieux en apport en
sédiments du Rhône. Une scientifique précise que
le phénomène de la dilatation des océans est dû
au réchauffement climatique. Il y a aussi ceux qui craignent
à juste titre que les habitués mécontents n'envahissent
les stationnements urbains en créant un immense embouteillage
ou n’ouvrent d’autres passages dans les dunes, sans compter
les dégâts causés par la concentration de plusieurs
centaines de personnes passant toutes au même endroit. "Le
remède pourrait être pire que le mal". Le manque de
sérieux scientifique des solutions avancées est mis en
cause tout autant que leur incongruité sociale. D'ailleurs, la
première étude approfondie sur les fonds et les courants
marins du département lancée par le Conseil Général
n’est pas encore terminée.
Des
plages réservées aux riches en bonne santé
Si on comprend que le Maire de la Grande Motte puisse voir dans cette
opération une excellente occasion de débarrasser le Lido
d’une population jugée inesthétique dans le nouveau
décor issu du boom immobilier, si la logique développée
par Mr le Préfet Pomel ne peut surprendre de la part du représentant
d’un gouvernement dont le premier acte en faveur du littoral a
été d’assouplir la loi à la demande des promoteurs,
on comprend mal en revanche comment le Conseil Général
(qui avoue qu’il lui faudra 30 ans pour amortir les sommes investies
dans les parkings) pourrait concilier ce type de projet avec les valeurs
de justice sociale qu’il défend. Les contribuables du département,
de leur côté, n’auront peut-être pas envie
de payer pour les plages "des riches en bonne santé".
Marie
Azzaroni (13 janvier 2006)
Action "paillotes"
Outre
son combat contre les parkings payants, notre association se bat aussi
contre la prolifération des plages privées et des restaurants
de plage, qui constituent une réelle source de nuisances pour
l'environnement (mais aussi de profit pour les mairies...). Nous ne
sommes pas contre l'existence de ces paillotes, qui répondent
à une certaine demande et offrent des services que les mairies
ne peuvent ou ne veulent apporter à la plage publique. Toutefois,
si on peut/doit tolérer leur présence dans des limites
raisonnables, puisque certains les apprécient, nous ne tolèrerons
pas qu'elles ne respectent pas la loi et en particulier la place occupée
et le libre accès au bord de mer (voir le récent décret
relatif aux concessions de plages). Car il n'y a pas que sur la Côte
d'Azur que l'on se fait chasser des plages privées à coup
de seau d'eau, cela se passe aussi chez nous ! Pour éviter ces
dérives et pointer du doigt les plagistes irrespectueux, nous
avons donc décidé d'effectuer des actions
de "testing", c'est-à-dire de tester
la réaction des plagistes lorsqu'on s'installe en bord de mer
devant leur plage, ce qui est tout à fait légal. Nous
avons ainsi procédé à une 1ère opération
de "testing" des plages privées des Petit et Grand
Travers. A notre grande satisfaction, les 3 plages qui ont été
testées ont bien réagi : soit on nous a laissés
nous installer sans rien dire (2 d'entre elles), soit le plagiste est
resté courtois malgré notre insistance.
Afin
de pouvoir dresser un carte (du Grau du Roi à Agde) des bons
et mauvais plagistes, il faut que vous nous aidiez à tester les
plages privées !
Ecrivez-nous
afin de nous signaler tous les abus dont vous êtes témoins
cet été (en nous communiquant le plus de détails
possibles : lieu, nom de la plage, date et heure, photos...). Vous pouvez
facilement réaliser vous-même des "testings"
: installez-vous devant les matelas d'une plage privée (à
plusieurs si possible et avec un parasol) et attendez de voir la réaction
du plagiste. Si on ne vous dit rien, tant mieux, cela veut
dire que cette plage respecte la loi en laissant le libre usage
du bord de mer. Si on vous demande de partir, insistez en restant le
plus courtois possible mais en invoquant votre droit. On ne vous demande
pas de vous battre avec les plagistes mais de nous rapporter leur réaction,
positive ou négative, face à votre insistance. N'hésitez
pas à leur dire en les quittant que vous avez effectué
un test dont le résultat sera transmis à notre association.
L'information circulera vite auprès des plagistes et l'on peut
espérer ainsi que sur nos côtes nous n'ayons plus que des
plagistes qui respectent la loi.
Décret
n°2006-608 du 26 mai 2006 relatif aux concessions de plage !
Seuls
20% des
plages devraient être occupés
par les concessions octroyées
par les communes, 80%
devant rester libres
(dixit le décret)!
Nous pouvons donc légitimement nous demander si les lois sont
bien respectées en France par ceux qui les votent qui sont AUSSI
ceux qui accordent les concessions de plage (la majorité des
Maires cummulant un mendat de député) ?! L'on peut donc
légitimement se demander qui sont ces "bons" décideurs
à qui l'on accorde notre confiance par nos votes ?! Là
est la question...
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